Avocat diffamation

Défense des victimes — Barreau de La Rochelle-Rochefort

Avocat diffamation & injure

Des propos qui portent atteinte à votre honneur, publiés dans la presse, sur un réseau social ou tenus devant témoins : la diffamation appelle une réponse rapide, le délai pour agir étant l'un des plus courts du droit pénal français. Maître Grégory DORANGES, avocat pénaliste spécialiste certifié, défend les victimes de diffamation et d'injure à La Rochelle, Rochefort et dans toute la France.

Avocat spécialiste droit pénal Délit de presse — délai de 3 mois France entière & Outre-mer Citation directe ou partie civile
Le cadre juridique

Ce que dit la loi du 29 juillet 1881

La diffamation est un délit de presse défini à l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse comme « toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ». Le même article précise que la publication reste punissable même formulée de façon dubitative, ou même si la personne visée n'est pas expressément nommée dès lors que son identification reste possible.

La diffamation ne doit pas être confondue avec l'injure, définie à l'article 33 de la même loi comme « toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait ». La distinction se joue sur un critère précis : la diffamation impute un fait déterminé, vérifiable et donc susceptible d'être prouvé ; l'injure exprime un jugement de valeur, sans fait précis à l'appui.

Articles 29 et 33 de la loi du 29 juillet 1881

Deux qualifications, une frontière à tracer

Diffamation

« Ce garagiste facture des pièces qu'il n'a jamais posées » impute un fait précis et vérifiable. Si le fait est inexact, il peut être diffamatoire.

Injure

« Ce garagiste est un incapable » exprime un jugement de valeur, sans fait précis à l'appui. C'est une injure, pas une diffamation.

Les formes de diffamation

Trois régimes, des sanctions très différentes

La sanction encourue dépend directement du caractère public ou non des propos, et de leur caractère discriminatoire éventuel.

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Diffamation non publique

Propos tenus devant un nombre restreint de personnes unies par une communauté d'intérêts (entre collègues, en famille). Sanctionnée comme une contravention de première classe, soit 38 euros d'amende (art. R.621-1 du Code pénal).

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Diffamation publique

Propos tenus dans la presse, à la radio, à la télévision ou sur un espace du Web ouvert au public, y compris un réseau social accessible à tous. Punie de 12 000 euros d'amende envers un particulier (art. 32, alinéa 1er, loi de 1881), et de 45 000 euros lorsqu'elle vise une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions (art. 31).

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Diffamation discriminatoire

Diffamation visant une personne ou un groupe en raison de son origine, de son ethnie, de sa religion, de son sexe, de son orientation sexuelle, de son identité de genre ou de son handicap. Punie d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende (art. 32, alinéas 2 et 3, loi de 1881).

Un terrain en expansion

La diffamation sur Internet et les réseaux sociaux

Un avis Google, une publication Facebook accessible à tous, un commentaire sous un article de presse : ces espaces sont aujourd'hui la source la plus fréquente de diffamation publique. Le caractère public se déduit de l'accessibilité du contenu à un public indéterminé, indépendamment du nombre de personnes l'ayant effectivement consulté.

La difficulté propre à ces dossiers tient à la volatilité de la preuve : un message peut être modifié ou supprimé par son auteur en quelques minutes. Faire constater les propos avant qu'ils ne disparaissent conditionne souvent l'issue du dossier.

Agir vite

Un délai de prescription parmi les plus courts du droit pénal

En matière de diffamation, le délai de prescription — c'est-à-dire le délai pour agir en justice — est de trois mois à compter du jour de la publication. Si vous êtes victime de diffamation, vous devrez donc agir rapidement, que ce soit devant le juge civil (tribunal judiciaire) ou devant le juge pénal (tribunal correctionnel).

Vous devrez également réunir les preuves de cette diffamation avant qu'il ne soit trop tard :

  • solliciter les services d'un commissaire de justice (huissier de justice) pour faire constater la diffamation ;
  • vous procurer un exemplaire du journal dans lequel figurent les propos diffamatoires ;
  • faire des captures d'écran datées des propos publiés sur Internet.
Le choix de la voie procédurale

Citation directe ou plainte avec constitution de partie civile

Citation directe

La victime saisit elle-même le tribunal correctionnel. Elle doit alors élire domicile dans la ville du siège du tribunal — un cabinet à La Rochelle permet de satisfaire facilement cette exigence.

Plainte avec constitution de partie civile

La victime saisit un juge d'instruction, qui mène l'enquête. Une voie souvent privilégiée lorsque l'identité de l'auteur reste à établir.

Maître Grégory DORANGES, avocat pénaliste La Rochelle
Maître Grégory DORANGES
Avocat spécialiste en droit pénal — Barreau de La Rochelle-Rochefort

La procédure liée à la diffamation et à l'injure obéit à des règles de forme strictes, dont le non-respect peut être fatal au dossier. Maître DORANGES accompagne les victimes de diffamation dans le choix de la voie procédurale adaptée et la défense de leurs intérêts jusqu'à l'audience. Il intervient à La Rochelle, à Rochefort et dans toute la France, y compris en Outre-mer.

L'action de l'avocat

Concrètement, que fait le cabinet pour votre dossier ?

1

Analyse des propos et qualification juridique

Distinction entre diffamation et injure, caractère public ou non des propos, existence éventuelle d'une circonstance discriminatoire.

2

Réunion des preuves

Constat par commissaire de justice, captures d'écran datées, exemplaires de la publication, témoignages.

3

Choix de la voie procédurale

Citation directe devant le tribunal correctionnel ou plainte avec constitution de partie civile devant un juge d'instruction.

4

Rédaction de l'acte introductif

Élection de domicile, rédaction de la citation ou de la plainte dans le respect des exigences de forme propres au droit de la presse.

5

Représentation à l'audience

Défense de vos intérêts devant le tribunal correctionnel, plaidoirie et démonstration du préjudice subi.

6

Réparation du préjudice

Obtention de dommages et intérêts et, le cas échéant, de la publication judiciaire de la décision.

Zones d'intervention

Un cabinet présent dans toute la France

Une consultation par visioconférence est possible partout en France.

Questions fréquentes

Vos questions sur la diffamation et l'injure

Quelle est la différence entre diffamation et injure ?
La diffamation impute un fait précis et vérifiable susceptible de porter atteinte à l'honneur (art. 29 loi de 1881). L'injure exprime une expression outrageante ou un terme de mépris, sans imputation d'aucun fait précis (art. 33). La qualification retenue conditionne la stratégie de preuve : en matière de diffamation, la vérité du fait imputé peut être débattue ; en matière d'injure, elle est sans objet.
Quel est le délai pour agir en cas de diffamation ?
Le délai de prescription est de trois mois à compter de la publication des propos. C'est l'un des délais les plus courts du droit pénal français : passé ce délai, aucune poursuite n'est plus possible, sauf actes interruptifs. Il est donc essentiel de consulter un avocat dès la découverte des faits.
Diffamation publique ou non publique : quelle différence pour moi ?
Le caractère public des propos détermine à la fois la juridiction compétente, la procédure applicable et le montant de la sanction encourue par leur auteur. Des propos tenus sur un réseau social accessible à tous sont considérés comme publics, même si peu de personnes les ont effectivement vus.
Comment prouver une diffamation sur Internet ou les réseaux sociaux ?
Un constat dressé par un commissaire de justice reste la preuve la plus solide, car il fait foi jusqu'à inscription de faux. Des captures d'écran datées, conservées avec l'URL de la publication, constituent un premier réflexe utile en attendant ce constat, notamment lorsque le contenu risque d'être supprimé rapidement.
Citation directe ou plainte avec constitution de partie civile : que choisir ?
La citation directe permet de maîtriser le calendrier judiciaire mais suppose de connaître l'identité de l'auteur des propos. La plainte avec constitution de partie civile ouvre une instruction, utile lorsque l'auteur reste à identifier. Le choix dépend des éléments déjà réunis dans votre dossier.
Je suis moi-même poursuivi pour diffamation ou injure : pouvez-vous m'assister ?
Oui. Le cabinet DORANGES AVOCAT défend aussi bien les victimes que les personnes poursuivies pour diffamation ou injure. La procédure de presse comporte des règles de forme strictes, dont plusieurs nullités fréquentes : leur maîtrise est déterminante pour votre défense.
Chaque jour compte

Victime de diffamation ou d'injure ?

Le délai de trois mois ne laisse pas de place à l'attente. Maître Grégory DORANGES analyse votre situation et vous oriente sans délai vers la voie procédurale la plus adaptée. Consultations à La Rochelle, Rochefort et par visioconférence partout en France.

Doranges Avocat

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